1 an et demi de course minimaliste

dans matériel par Robin

Vous avez sûrement déjà entendu parler de la course minimaliste. Cela devient de plus en plus à la mode ces temps-ci. Les gens veulent vivre plus sainement ! Nous avons pris conscience de notre impact sur la planète, de la consommation excessive imposée par notre mode de vie. Tout le monde se remet à acheter local, à cultiver son potager lorsque c'est possible, à s'acheter des marques respectueuses de l'environnement.

Pour la course c'est un peu la même chose, le minimaliste commence à s'imposer. Bien sûr il y a comme à chaque fois, tout l'aspect marketing associé, afin de nous vendre ce mouvement comme la chose la plus cool du siècle.

Mais nous pouvons nous demander si cela a vraiment une utilité ou bien est-ce simplement une étiquette destinée à nous faire acheter ?

Plutôt que d'essayer de vous convaincre de vous y mettre, je vais vous raconter ma transition vers ce type de chaussures, libre à vous ensuite de vous faire votre propre opinion !

Ma rencontre avec le minimaliste a commencé à la fin du marathon de Paris 2015. Nous venions de le finir avec Camille, fiers d'avoir réussi notre premier marathon et d'intégrer le club des marathoniens. Dans le métro qui nous ramenait à la maison, un autre coureur est monté avec, à ses pieds, des FiveFingers de Vibram. Vu la douleur que je ressentais aux pieds, je n'étais qu'on ne peut plus reconnaissant envers mon épaisse semelle boost, qui m'avait amorti mes deux pieds tout au long de la course ! Ma réaction fut simple :

This man is crazy

J'ai le mois suivant, grâce à leur design attrayant découvert par hasard les Nike Flyknit 3.0. Ce fut mes premières chaussures dites minimalistes.

Pour rappel, sur une chaussure minimaliste, le drop (différence de hauteur entre le talon et l'avant du pied) est minimal afin de déplacer l'appui du talon vers le milieu/avant du pied. Cette posture plus naturelle au regard de la morphologie humaine est censée diminuer le risque de blessure.

Sur ces chaussures, le drop était faible, mais la semelle offrait encore un amorti. Cela me convenait. Car il ne faut pas oublier que la transition vers le minimaliste se doit d'être progressive. En effet ce sont alors les mollets et les tendons des chevilles qui encaissent le mouvement.

Ne vous inquiétez pas, si vous êtes rigoureux vous ressentirez tout de suite le moment où vous arrêter. C'est ce qu'il s'est passé pour ma part.

Après disons 3 mois, j'ai enfin pu courir de manière normale avec ma paire de Nike. Les sensations étaient pour moi bien meilleures, je me sentais plus réactif dans mes chaussures et l'appui sur l'avant du pied m'a permis d'être plus rapide.

Vous l'aurez compris, j'ai évidemment voulu m'acheter des FiveFingers au plus vite afin de tester cette sensation de courir pieds nus ! Sur ces chaussures, point d'amorti ou de drop. Vous courez simplement avec une protection minimale afin de ne pas vous blesser si jamais vous en veniez à marcher là où il ne fallait pas.

Les FiveFingers de Vibram

La transition a été encore plus rude. Lors de mes premières sorties, je ne pouvais pas dépasser les 3 kilomètres sans ressentir de grosses douleurs dans les mollets et chevilles.

Le temps et l'entraînement ont fait leur oeuvre et je me suis finalement présenté au semi-marathon de Nancy, équipé de ma paire !

Pas d'objectif de temps, simplement courir à bonne allure sur une distance jamais égalée en FiveFingers. Vous voulez savoir la suite n'est-ce pas ? Aller, je continue !

Le constat fut simple. J'avais certes les pieds un peu douloureux (il ne faut pas oublier que nous ressentons toutes les aspérités du sol notamment les cailloux) mais zéro ampoule ! Je ne mettais pas de chaussettes à l'époque dans mes FiveFingers. Bref, pour moi ce fut la révélation. Je n'ai pas encore trouvé mon équipement idéal pour le reste, mais pour ce qui est des chaussures j'ai approuvé les miennes !

J'ai bien entendu continué mon entraînement et j'en suis venu à mettre des chaussettes tout fines pour éviter de me blesser lorsque des mini graviers rentrent dans les chaussures.

Je me suis ensuite présenté au Marathon de Paris 2016 avec Camille, équipé de mes chaussures à 5 doigts. J'ai couru, j'ai .... Bref je ne vous la refais pas, vous l'avez deviné :).

La course minimaliste c'est difficile, car la transition est longue et pénible. Mais je pense que le jeu en vaut la chandelle. Les sensations de course sont inégalées tant l'on ressent une sensation de liberté de n'avoir quasi rien au bout des pieds !

Nous commençons le trail actuellement, j'ai donc migré vers des Spyridon de Vibram, l'équivalent pour la discipline. Je vous ferai part de mes retours d'ici quelques temps.

Les Spyridon de Vibram

Si jamais vous hésitez, je peux vous dire que lorsque nous nous pointons à une course avec ces chaussures, nous sommes au centre de l'attention ;)

Image de couverture par http://us.vibram.com/

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