Semi-marathon de Bruxelles

dans course par Camille

Le week-end dernier c'était le semi-marathon de Bruxelles. On l'attendait et on le redoutait en même temps dû à notre manque d'entraînement.

Le semi de Bruxelles, il faut l'avouer c'est dur ! En effet le dénivelé est assez important (600m de dénivelé, autant positif que négatif).
Il s'agissait de notre deuxième course officielle après notre participation au semi-marathon de Paris l'année passée et nous n'avons donc que peu d'éléments de comparaison.

Un départ agréable

Ce dimanche 5 octobre, ce sont 14 000 participants qui se sont élancés à la découverte de la capitale belge depuis le Parc du Cinquantenaire.

La ligne de départ

Le lieu est imposant et gigantesque. Il n'y a eu aucun problème d'espace, tout le monde a pu y trouver sa place et les SAS de départ étaient très bien repartis.
Nous avions le souvenir du semi-marathon de Paris et de notre interminable attente (plus d'une heure) dans le froid, le temps que les différentes vagues soient lancées. A notre surprise, en Belgique, le fonctionnement est fondamentalement différent. Le fair-play est le maître mot ! Chacun est libre de choisir son SAS de départ sans obligation d'inscription préalable.
Au final, une surprise dans le bon sens du terme car l'organisation était top et nous nous sommes élancés rapidement avec un objectif de 1h50. Si vite qu'il était difficile de se dire - Hey, ça commence ! - tant les différents SAS se sont rapidement vidés.

Un parcours difficile

21 km pour découvrir et approcher au plus près les lieux touristiques de Bruxelles : centre ville, parcs, ambassades etc... beaucoup à découvrir ! Mais... Oui vous savez ce qu'on dit, il y a toujours un mais; si vous vous attendiez à une course classique sur du plat c'est raté !

Le parcours

Un semi-marathon c'est dur, mais un semi avec du dénivelé c'est encore plus dur. Rajoutez à cela une bonne dose de pavés et vous aurez une idée de la difficulté.
Alors certes, des montées ou des descentes il y en a dans toutes les courses. Mais à Bruxelles le plus dur c'est justement la très rapide variation entre montées et descentes.

A titre d'exemple, la première partie du parcours se déroule sur une voie rapide traversant la ville. Qui dit voie rapide dit tunnels et qui dit tunnels dit ... bref vous avez saisi ! Donc en plus de devoir gérer votre effort vous devez essentiellement savoir le gérer sur un enchaînement rapide de montées et descentes.

Le plus dur est donc de trouver un rythme adéquat qui vous permettra d'encaisser ces variations de dénivelé. De ce fait le début de course est particulièrement éprouvant.
Il y a d'un côté l'excitation du départ et l'envie de battre des records et de l'autre côté la réalité du parcours qui nous incite à nous ménager si l'on veut tenir la distance.

La course se déroule et nous arrivons rapidement au ravitaillement des 5kms. De l'eau et des boissons énergisantes de la marque AA drink nous sont proposées. Nous continuons la course requinqués, sommes encouragés par de nombreux passants, et nous faisons régulièrement doubler par le tramway.

AA drink

Mais rapidement la pluie fait son apparition, et la course continue les pieds mouillés (difficile d'éviter les flaques). Nous atteignons nos 10 kms en moins d'une heure ! Quelle fierté !

Les kilomètres défilent, mais un élément perturbateur fait son entrée, tout aurait été trop simple sinon... Cette méchante douleur au genou gauche revient, lancinante ! Elle avait disparu le mois dernier et j'avais espoir que la manoeuvre de l'ostéopathe pour replacer le ménisque eut fonctionnée. Je ressens cette tension a chaque flexion, cette gêne qui se fait de plus en plus présente.

J'essaie de penser à autre chose comme de me tenir droite, de ne pas trop me pencher en avant, de faire de grandes enjambées, de poser la pointe de mon pied en premier puis de faire un beau déroulé, de la prochaine tenue de sport que je choisirai...
Mais rien n'y fait, la douleur irradie à chaque foulée, comme un coup d'éléctricité qui circule du genou jusqu'en haut de ma cuisse. J'essaie de compenser avec l'autre jambe, mais je commence vraiment à douter de l'issue de cette course !

Il nous reste 7 kilomètres à parcourir et inconsciemment je commence à ralentir, et c'est d'autant plus difficile à accepter (de perdre le rythme) car nous nous faisons sans cesse dépasser, et cela nous donne presque l'impression de ne pas avoir notre place ici.

Robin me repète que le but de la journée n'est pas de se blesser et il a raison. Mais nous l'avons attendu longtemps cette course, et tout le monde doit bien souffrir un peu au bout de 15 kilomètres ! En plus ma famille a fait le déplacement pour nous voir franchir la ligne d'arrivée. C'est décidé, je ne peux pas m'arreter ! Je continue au ralenti.

Robin s'adapte donc à mon rythme afin que nous puissons continuer ensemble la course. Il a été extraordinaire de ne rien me reprocher, de veiller sur moi, de m'encourager !
Finalement contre toute attente, la ligne d'arrivée fit son apparition très rapidement ! Il faut que je vous avoue que j'aurais pu traîner la patte encore bien longtemps avec ses promesses de massages (yes you know what I mean).

La photo finale main dans la main était d'une grande émotion ! Recevoir la médaille également (bah oui, on fait la collection hein).

Je vous raconte le moindre détail mais je sais bien que c'est le temps que vous souhaitez savoir les petits curieux ! Allez j'accepte de vous le dire : 2h13min !
C'est en progrès surtout si l'on considère le dénivelé encaissé et ma douleur au genou ! Bref on est content de nous et c'est ça le plus important.

Cette course c'était également l'occasion de tester nos nouvelles semelles Noene INVISIBLE-SOS1 et elles ont été d'une efficacité remarquable :

  • pas de pieds qui chauffent au niveau de la voute plantaire, ni phlyctènes,
  • pas de douleur, ni fragilité dans les chevilles,
  • absence de raideur dans les jambes,
  • une sensation d'amorti supplémentaire dans nos paires Mizuno et Adidas Boost respectives.

Nous recommandons chaudement cette nouvelle technologie d'amorti qui protège nos articulations !

Noene INVISIBLE-SOS1

Pour conclure, la course était beaucoup moins evenementielle qu'en mars dernier à Paris, nous nous sentions plus en harmonie avec les autres coureurs. On regrettera cependant, l'absence de nourriture sur la plupart des ravitaillements.

Il est temps maintenant de penser à bien soigner ce genou car un lourd entraînement nous attend prochainement ! En effet nous nous sommes inscrits au marathon de Paris, et cette fois-ci l'entraînement se devra d'être irréprochable !

Les dossarts

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